FAQ

  • Sur le site, vous parlez de « famille d’accueil », or moi, je vis seul(e) : est-ce que  je peux accueillir ?

Bien sûr. Le terme « famille » est utilisé quel que soit le contexte de vie personnelle. Les critères pour devenir accueillant sont les mêmes pour les personnes seules et pour celles vivant à plusieurs dans un logement (motivation, capacité d’hébergement, etc.)

 

  • Est-ce légal, a-t-on le droit d’héberger une personne en situation irrégulière ? Ne risque-ton pas d’avoir des problèmes avec la justice ? 

Dans sa décision du 6 juillet 2018, le Conseil constitutionnel a consacré le « principe de FRATERNITE », et admis qu’une aide sans contrepartie, et donc dans un but purement humanitaire, par le conseil, la restauration, l’hébergement, les soins, ou toute autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique d’une personne, pouvait être apportée sans risquer d’être sanctionnée pénalement. Même si la personne aidée est en situation irrégulière.

Le Conseil constitutionnel fait ainsi primer le principe de FRATERNITE sur celui de sauvegarde de l’ordre public, puisque le principe de FRATERNITE fait partie des trois valeurs de la Vème République, placardées sur toutes nos mairies.

 

  • Je travaille, et  il n’y a personne chez moi dans la journée : est-ce que je peux quand même accueillir ?
C’est vous qui fixez les règles pour organiser le séjour de la personne : vous pouvez convenir qu’elle part le matin après le petit déjeuner, et revient le soir lorsque vous rentrez.
  • Que font les personnes accueillies pendant la journée ?
Elles doivent s’occuper de leurs démarches, et pour cela l’Accompagnant sera un soutien pour faire le lien avec les structures administratives… Elle peuvent aller dans les « Accueils de Jour » mis en place par différentes associations (selon les villes).
  • Est-ce que je peux leur confier la clé de chez moi ?
Il est préférable d’attendre de mieux se connaître et d’avoir vraiment confiance pour leur confier la clé de chez vous.
  • Je ne souhaite pas que la personne accueillie fume dans la maison. Faut-il le préciser dès le début ?
Bien entendu, ainsi que toutes les règles de fonctionnement de la vie quotidienne (éteindre la lumière quand on quitte une pièce, ouvrir les volets, aérer une pièce, etc.
  • Peut-on garder un lien avec la personne, si le courant passe entre nous ?
Bien entendu, rien ne vous empêche de garder le contact avec la femme qui a séjourné chez vous. L’inviter à un repas, une fête, etc.
  • J’habite loin d’une gare… J’habite  à la campagne…
Votre situation géographique sera prise en compte pour l’accueil d’une personne.
  • A la fin de la période déterminée pour l’hébergement, que se passe-t-il pour la femme accueillie si aucune autre solution n’est trouvée ?
Au-delà de la durée du séjour définie, si aucune solution pérenne n’est trouvée, la femme peut être accueillie dans une autre famille. Pendant toute la durée du séjour, elle doit également rester dans le dispositif « 115 » qui peut lui proposer une solution, notamment à l’hôtel.
  • Que deviennent les femmes accueillies par le Réseau Saphir ?
Les situations sont très diverses. Il existe un dispositif particulier pour les femmes victimes de violences conjugales, qui peut leur permettre d’être prioritaire pour bénéficier d’un hébergement. Pour les autres, l’hébergement à l’hôtel sera souvent une solution transitoire, en attendant de trouver un logement.
  • Est-ce qu’il arrive que les femmes accueillies soient accompagnées d’enfants ?
Oui, cela arrive ; parmi les femmes qui sont en difficulté, un grand nombre a des enfants ;  l’organisation du Réseau Saphir n’est pas adaptée à l’accueil de familles, mais de façon très ponctuelle et pour une nuit ou deux, cela peut arriver. Il est plus fréquent de recevoir des femmes enceintes, ou avec un bébé.
  • Est-ce que la présence d’une femme victime de violence peut mettre la famille d’accueil en danger/difficulté si son conjoint la recherche ?
La structure qui oriente la femme doit avoir suffisamment d’éléments pour discerner si son conjoint peut devenir une menace. Si c’est le cas, elle ne pourra pas être accueillie par le Réseau SAPHIR car les femmes orientées vers le réseau SAPHIR ne doivent pas mettre les familles qui les accueillent en danger.
Les femmes victimes de violences ne restent de toute façon que peu de temps dans les familles, car elles doivent bénéficier d’un statut prioritaire pour leur « mise à l’abri ».
  • Je ne me sens pas habilité(e) à accompagner une personne victime de violences…
Il ne vous est pas demandé « d’accompagnement » ; les associations et les services sociaux sont là pour assurer cette mission. Vous n’êtes pas amené(e) à entrer dans la problématique des personnes, et encore moins à chercher à la résoudre.